Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Une plainte déposée par plusieurs congrégations religieuses, dont la maison de soins palliatifs Rosary Hill, gérée par les Sœurs Dominicaines de Hawthorne, conteste une loi new-yorkaise qui pourrait les obliger à participer activement à des procédures de suicide médicalement assisté. Selon les plaignants, le texte législatif pourrait exiger des établissements qu'ils informent les patients sur cette option, fournissent des conseils pour justifier cette pratique, accompagnent les malades en phase terminale dans les démarches d'éligibilité et les préparent mentalement à cette issue.
Les plaignantes, parmi lesquelles des religieuses catholiques, demandent à ne pas être contraintes par des employeurs ou des partenaires commerciaux à collaborer à ces actes, ni à subir des sanctions en cas de refus. Elles estiment que cette loi viole leur liberté de conscience et leur mission spirituelle.
La maison Rosary Hill, qui soigne environ 45 000 patients cancéreux à faibles revenus à New York, propose des services gratuits de fin de vie, sans distinction de religion ou d'origine culturelle. Mère Marie Edward, supérieure générale des Sœurs Dominicaines de Hawthorne, a déclaré : « Depuis plus de 125 ans, nous servons les pauvres mourants du cancer, dans l'esprit de la grâce du Christ. Notre devoir est d'offrir réconfort, prière et soins médicaux empreints de compassion, et non d'inciter à la mort pour des raisons économiques. Nous espérons que la cour statuera en notre faveur, afin que nous puissions rester libres de préserver notre foi, car nous sommes les intendants de Dieu envers les hommes, non les serviteurs de Satan. »
Cette affaire illustre les tensions croissantes aux États-Unis entre les législations progressistes en matière de fin de vie et les principes des institutions religieuses, qui revendiquent le droit de ne pas participer à des pratiques contraires à leurs croyances.
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